Parents,

 

Sans doute avez-vous remarqué à travers le témoignage de vos enfants que les exigences dans notre matière ont évolué par rapport à celles qui étaient de rigueur pour leurs frères et sœurs aînés ou pour vous-même.

La vie a changé, la société a changé, nous avons changé. C’est dans le souci de préparer les élèves à l’avenir, pour qu’ils soient en harmonie avec leur époque, que le ministère de l’éducation nationale française adapte sans cesse sa pédagogie pour qu’ils produisent le meilleur d’eux-mêmes, grâce à de nombreux groupes de recherche comme l’INRP « institut national de recherche pédagogique », et à de nombreuses initiatives académiques.

Bon nombre de travaux sont effectués

Le monde avance, sachons nous adapter à lui.  

 

Le système français :

 

Nous avons opté pour une éducation générale où l’enfant depuis le petit jardin, à travers des projets comme « la main à la pâte », jusqu’à la classe de terminale puisse s’épanouir en s’appropriant d’une manière critique, les savoirs et les méthodes qui feront de lui un étudiant autonome, un professionnel efficace, un citoyen libre et responsable.

Certes cette voie n’est pas une sinécure aboutissant à un examen très spécialisé de type « question à choix multiples », où l’élève conditionné et formaté dans un domaine  est fragilisé face aux changements brusques du monde du travail. Nous ne cherchons pas non plus à dispenser un enseignement magistral et dogmatique déconnecté des réalités scientifiques,  qui ne correspond en rien aux nuances, aux doutes, aux hypothèses et au discernement dont doit être doté l’Homme moderne pour comprendre le monde qui l’entoure. Nous ne voulons pas fabriquer des singes savants qui régurgitent « schizophréniquement » des textes plus ou moins justes, appris par cœur, auxquels ils n’ont rien compris, cette « tartine indigeste » qu’ils ont cru assimiler et qu’ils oublient le lendemain du contrôle. Vos enfants ne sont pas des robots … Ils sont doués d’une intelligence ; nous voulons qu’ils l’expriment.

 Notre ambition n’est pas que les élèves utilisent des formules, mais qu’ils les retrouvent pour répondre à un problème posé. Notre travail consiste à les mettre en situation de les découvrir par eux-mêmes ; l’élève est l’acteur de son savoir et non un consommateur de cours démonstratifs.  

Le monde change, les connaissances évoluent : ce qui était vrai hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. Une étude sur le renouvellement des savoirs en science a mis en évidence un doublement des connaissances tous les 30 ans. Il serait illusoire de croire que la capacité à apprendre d’un élève suive cette tendance. Nous sommes donc obligés de faire des choix. Ces choix dans notre système correspondent aux compétences d’avenir, comme interpréter rapidement des données sous forme de graphiques, critiquer des résultats, utiliser un tableur… Pourquoi exiger des élèves des savoirs dépassés? Chassez-vous encore l’aurochs avec des lances pour vous nourrir ? Utilisez-vous toujours des calèches  pour vous déplacer comme au bon vieux temps ?

Certes chasser l’aurochs avait du bon : cela permettait de développer des compétences telles que : savoir marcher pendant des heures en s’économisant, savoir suivre une trace fraîche, savoir lancer un projectile tranchant au delà de 50 pieds et enfin savoir dépouiller une bête de 600 kg afin de la distribuer à la tribu. Est-ce que vous vous sentez pénalisé dans votre vie privée ou professionnelle de ne plus être compétent dans ce domaine ?

Certes venir en calèches ou en courant au lycée à du bon … et ça a du bon…  

La Vérité :  

Notre quête et celle de l’école est-elle de connaître la vérité ? La vérité n’est elle pas un concept abstrait ? La vérité n’évolue t-elle pas au cours du temps ? La vérité est- elle importante ?

En SVT, la vérité est la dernière version d’une explication, en attendant que l’on en trouve une meilleure.

Doit-on donc en faire un absolu immuable ? Peut-on apprendre des sciences d’une manière dogmatique, comme si rien ne devait changer ? N’est-ce pas servir ce qu’elle combat que de l’envisager de la sorte ?

Que dire de l’époque où des enseignants zélés et sûrs d’eux,  inculquaient avec un air sévère et dédaigneux à des classes terrifiées et hypnotisées, que la forêt amazonienne était le poumon vert de notre planète ! ou que nos ancêtres étaient les Gaulois…     

La vérité change, elle est volatile, elle dépend souvent des circonstances et surtout de l’époque.

Nous devons évidemment enseigner des notions mais sachons le faire d’une manière ouverte et humble, car ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera pas forcément demain.

Les questions qui reviennent souvent de la part de vos enfants sont :

-« est-ce que c’est normal ? », en parlant des résultats obtenus 

-« est-ce que c’est vrai, est-ce que c’est faux ? »

Il n’y a aucun résultat normal, il y a un résultat qui dépend du mode opératoire qu’ils ont suivi, de leur manipulation, de leur réflexion… Le résultat expérimental à l’école n’est pas très important, ce qui est important c’est de savoir à quoi il correspond et être capable de le critiquer.  

L’erreur est permise ! :  

L’erreur est permise, contrairement au monde du travail. Elle est même formative : on se perfectionne en se trompant. L’erreur ne doit pas être sanctionnée dans les phases d’apprentissage car la peur de la sanction inhibe et bride l’élève. L’apprentissage est une aventure, donc cela signifie que l’on se fait souffrir, que l’on « subit des revers », que l’on luttePeu importe de perdre des batailles, sachons gagner la partie. Il faut savoir perdre et admettre ses erreurs et ses faiblesses pour renaître plus puissant et fort de nouveaux acquis.

Notre système d’évaluation laisse le droit à l’erreur afin de mieux préparer l’élève à l’examen ou au concours, là où précisément l’erreur est exclue. Ceci peut paraître paradoxal mais il n’en est rien. Un élève qui apprend est un élève qui prend des risques. L’école n’échappe pas aux autres apprentissages. Il serait aisé de comparer la démarche à celle de l’apprentissage du ski ou de la bicyclette. Qui n’est jamais tombé ? Qui n’a jamais progressé après une chute ? Qui n’a jamais tiré profit de son ardeur et de sa persévérance dans les épreuves difficiles ? Combien se sont laissé « endormir » par la facilité et l’oisiveté ?

 

Force est de constater que peu d'élèves en difficulté redoublent leur classe et que la tendance actuelle est au passage coûte que coûte. Respectons ces vœux mais ne soyons pas dupes. Aujourd’hui un élève qui passe dans la classe supérieure n’est pas obligatoirement un élève qui a le niveau. Vous ne pouvez vous contenter d’un passage, il faut exiger de vos enfants le meilleur d’eux-mêmes.  

On ne peut plus récupérer les lacunes dans l’enseignement supérieur, comme on ne peut plus prétendre un bon niveau en ski en apprenant à en faire à vingt ans. Les fenêtres temporelles de l’enseignement primaire et du collège ne s’ouvrent qu’une fois dans une vie. Les lacunes accumulées pendant ces périodes ne pourront plus être correctement récupérées. A chaque âge ses acquis.  

Le rôle du manuel scolaire "le livre" :  

Un écrivain célèbre, malheureusement parti trop tôt, avait comme spécialité dans des émissions télévisées de déchirer et de jeter des livres qui lui semblaient médiocres…sans pour autant en arriver là, restons vigilants face à cette industrie. Tout le monde peut écrire un livre et mettre ce qu’il veut à l’intérieur !!!

Désacralisons le livre, aucun n’est parfait. Le livre doit être utilisé comme un support intéressant parmi tant d’autres et en aucun cas comme un objet absolu à apprendre par cœur ; il est une référence, il n’est pas la référence. Dans tel ou tel manuel, certaines informations du programme officiel ne figurent pas ou d’une manière peu explicite et souvent on trouve des quantités d’informations inutiles qui ne correspondent en rien au programme imposé par le ministère.

La référence des savoirs, ce qui est exigible des élèves pour chaque niveau  reste le bulletin officiel de l’éducation nationale.   ( voir notions et méthodes à acquérir pour chaque niveau )

 

Nos méthodes :

 

Nous travaillons avec une grille de compétences afin d’évaluer les élèves dans différents domaines. Cette grille est relativement complète ; elle propose un éventail de compétences qui correspondent aux futures exigences du monde étudiant et du monde du travail.

Vous remarquerez qu’on les retrouve durant toute la scolarité des élèves en SVT. Bon nombre d’entre elles sont multidisciplinaires. Il s’agit d’apprendre à apprendre. Vous remarquerez aussi que la compétence « restituer des connaissances » n’est qu’une petite partie de ce que les élèves doivent connaître.

A chaque compétence correspond une fiche de méthode que le professeur dans son enseignement (en général pendant les heures de cours) doit faire construire aux élèves. Leur vocation est de rendre le travail plus facile…à condition de les respecter.

Quand l’élève est en exercice ou en contrôle, il a droit de les utiliser. Quel que soit le type d’évaluation, formative ou sommative, de toute façon,  l’école est un lieu de formation.

Les élèves lors d’un contrôle doivent connaître leur cours, certes,  mais cela est un minimum : on leur demande davantage !!!!!!

En effet dès la sixième et même bien avant, des compétences méthodologiques sont introduites progressivement. A partir du deuxième trimestre de la classe de seconde, l’enseignant peut exiger dans ces contrôles pour 3/4 des compétences méthodologiques.

En classe de première, les contrôles sont de type bac et répondent donc à des compétences de type : restitution organisée des connaissances (codifiée  A2, voir une grille de compétences), démarche scientifique, étude de documents, synthèse (de B1 à B6)

Les autres compétences sont demandées à l’examen de TP QUI A PARTIR DE 2005 COMPTERA POUR 4 POINTS DANS LA NOTE GLOBALE DE SVT soit 24 ou 32 points dans la note générale du bac.

 

Le travail de l’élève à la maison et votre rôle:

 

Bien souvent quand vous posez la question à vos enfants sur ce qu’ils ont à faire pour le lendemain ils vous répondent que le professeur ne leur a rien donné donc qu’il n’y a rien à faire. Il n’en est rien !!!!!

Ce n’est pas parce qu’il n’y a rien de marqué dans le cahier de texte qu’il n’y a rien à faire.

Vous devez exiger d’eux qu’ils vous montrent ce qu’ils ont fait en classe. Vous reconnaîtrez les notions importantes à retenir, elles sont écrites en rouge et constituent les idées sur lesquelles les questions du contrôle porteront. Vous devez vérifier qu’ils les ont assimilées. Ce qui ne veut pas dire qu’ils les « régurgitent » par cœur mais qu’ils aient compris leur sens afin de pouvoir répondre à des interrogations se reportant à elles. Posez leur donc des questions et exigez d’eux une réponse écrite !

Bien souvent le problème qu’ils rencontrent n’est pas un problème spécifique aux SVT mais un problème plus vaste d’expression écrite. Une explication ne passe jamais en force, il y a des mots justes et précis à utiliser. Ainsi un «et » est différent d’un « ou », un « donc » d’un « parce que »…

 

Vous reconnaîtrez aussi les compétences méthodologiques travaillées en classe comme savoir faire un tableau à 2 entrées à partir de données chiffrées, savoir construire un graphique, savoir tirer des informations d’un texte...  (Voir toutes ces capacités dans leur fiche de suivi). Vous devez leur faire travailler la compétence méthodologique vue en classe. Pour cela vous pouvez changer les données de départ, utiliser des unités différentes par exemple et surtout exiger d’eux un travail écrit.

En conclusion vous devez leur faire travailler non seulement le contenu notionnel mais aussi méthodologique car c’est sur cela qu’ils seront précisément évalués.

 

A retenir pour un contrôle :

 

Ce n’est pas la veille d’un contrôle que l’on apprend, ou devant la télévision un paquet de chips  à la main pour mieux faire « passer » un chapitre rendu indigeste par une tenue de cahier aléatoire et un intérêt quotidien pour la matière très relatif. Il est impératif de réviser un peu tous les jours ;  d’une part pour aborder chaque cours en ayant compris le précédant, et d’autre part pour avoir le temps de demander à l’enseignant de revenir sur un point non assimilé. Ce n’est pas quand la cloche sonne à l’heure du contrôle qu’il faut venir dire qu’on n’a pas compris. Il est trop tard.

On évaluera les élèves sur un chapitre précis, sur des compétences notionnelles et méthodologiques toujours travaillées en classe auparavant.

LES PLUS GRANDES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES ELEVES SONT DES PROBLEMES D’EXPRESSION (EMPLOI D’UN MOT POUR UN AUTRE, TOURNURE DE PHRASE INCORRECTE, VOCABULAIRE TROP PAUVRE POUR SOUTENIR UN RAISONNEMENT SCIENTIFIQUE…).

La SVT est une matière scientifique donc de précision, c’est la raison pour laquelle nous devons maîtriser parfaitement l’outil fondamental qu’est le français. Les exercices sur lesquels vos enfants seront évalués au bac puis dans leur vie d’étudiant, sont des exercices de style. Ils seront évalués ponctuellement en France par des enseignants français habitués à des copies d’élèves français. Le seul lien qui existera entre vos enfants et eux sera la copie !

 

L’évaluation :

 

L’évaluation a été et est toujours le fruit de nombreuses études de la part des professionnels de l’enseignement car elle est au cœur du système. Un système qui ne nous le cachons pas, juge !

Ne confondons pas deux éléments :

-          l’examen, le concours, l’audition…où il faut être bon voire le meilleur

-          l’apprentissage… qu’on pourrait qualifier d’entraînement, qui se fait certes par étapes mais où un échec ne doit pas avoir de conséquences graves.

Afin de donner la possibilité à l'élève de prendre des risques en s'investissant sur des faits nouveaux sans conséquences graves   " voir L'erreur (plus haut)", il nous est explicitement demandé de réaliser l'évaluation formative, évaluation en cours d'apprentissage qui permet à l'élève de se situer par rapport à une capacité sans être pénalisé par une mauvaise note. Dans les faits elle se pratique en cours ou sur des devoirs maison relevés à l'aide des fiches de méthode " voir fiches de méthode ( plus haut)". L'exercice rendu, qui porte en général sur une ou deux capacités clairement identifiées dans l'énoncé " voir fiche de suivi (plus haut)", est corrigé par l'enseignant et évalué par un  "-" ou un "+", qui ne rentre en rien dans la moyenne générale et qui ne figure pas sur le bulletin trimestriel. Le but est que l'élève sache s'il a réussi ou s'il a échoué, pourquoi et que le professeur sache, qui n'a pas réussi et combien n'ont pas réussi.

Si le pourcentage d'élèves qui a réussi est élevé, la capacité étudiée sera demandée au contrôle "évaluation sommation". 

Chaque professeur adapte ce système à son originalité, certains préfèrent des couleurs, ex : bleu pour une réussite, rouge pour un échec, le but étant de ne pas pénaliser l'élève pendant l'apprentissage.

Personnellement je mets un "-" si l'élève a échoué et une note supérieure ou égale à 6/10 s' il a partiellement ou totalement réussi. Je fais une moyenne de ces petites notes et j'ajoute de 0.5 a 1 pt dans sa moyenne trimestrielle, ainsi l'élève a tout à gagner et rien à perdre à parfaire son apprentissage en classe.

Le contrôle n'est donc pas un test piège fait d'exercices improbables et infaisables vus pour la première fois par l'élève, mais l'aboutissement d'un apprentissage de notions et de méthodes que la majorité des élèves doivent maîtriser le jour j. 

Il est impératif de clairement stipuler dans l'énoncé la capacité demandée afin qu'il sache ce qu'on lui demande exactement. 

Par conséquent il est absolument hors de question d'aider les élèves pendant le contrôle en répondant à leurs interrogations.

 

Collège / lycée : 

 

Il n’est pas normal d’avoir 18 / 20 en sixième et 11 / 20 en terminale!!!!. A ceux qui seraient tentés de dire que c’est plus facile au collège qu’au lycée, je dis non ! Une bonne scolarité est une scolarité constante où les fondamentaux sont acquis et où l’élève trouve toujours le même niveau de difficultés. Les programmes sont faits par niveaux pour des élèves qui peuvent les assimiler et il n’y a pas de dégénérescence des facultés mentales au cours du temps chez les adolescents.

Bien souvent la tendance est à la surnotation dans les « petites » classes, est ce parce que les échéances d’examen sont lointaines ?

Très curieusement la générosité a tendance à s’étioler avec l’arrivée des épreuves. Avons-nous peur d’être jugé à travers les résultats obtenus ? Préparons-nous l’opinion en cas d’échec ?  

Ne soyons pas frileux !

Parents, ne vous faites pas les complices de ces pratiques ! Interrogez-vous plutôt sur ceux qui en font les frais.

Il n’y a pas de niveaux faciles !

Une note n’est pas une fin en soi, elle permet à l’élève de se situer par rapport au savoir et non par rapport à ses camarades!

 

L’examen de TP au BAC :

 

L’examen de TP est déjà instauré en physique chimie. Il est noté sur 4 points et l’épreuve écrite est sur 16, le tout formant un total de 20 points, coefficient 6 ou 8.

Pour un élève de terminale S, il représente donc un total compris entre 24 et 32 points.

Il y aura très bientôt comme en physique-chimie, 4 points prévus dans la note finale.

Cet examen est l’aboutissement de l’apprentissage concret et de nombreuses manipulations effectuées durant la scolarité de l’élève. Il a pour but d’évaluer les capacités expérimentales acquises au collège (savoir manipuler) et au lycée (savoir réaliser techniquement)

Un scientifique est avant tout quelqu’un qui maîtrise des techniques et la démarche expérimentale hypothético-déductive, indispensable pour étudier concrètement des faits et des phénomènes, ainsi que pour s’adapter à de nouvelles données.

Les SVT sont des sciences expérimentales donc nous devons concevoir et réaliser des expériences. Un apprentissage de notions contribue à apprendre des sciences ; or, notre ambition est bien plus grande : nous cherchons à ce que les élèves fassent des sciences.

 

Les IDD en 5ième :

 

Il s’agit d’itinéraires de découverte. L’élève développe son autonomie en travaillant sur un sujet précis. Il doit être capable tout en étant guidé, de rechercher des informations autour de lui, de les trier, de les organiser et de rendre compte à l’écrit et à l’oral de ce qu’il a obtenu.

 

Les TPE en première et terminale:

 

Les travaux personnels encadrés reprennent l’esprit des IDD mais au niveau première et terminale. Par conséquent, les élèves sont moins guidés.

Nous attirons votre attention sur la nécessité de choisir des sujets originaux en rapport avec une certaine expérience vécue ou à vivre de l’élève. Trop souvent nous constatons, lors des examens finaux, des sujets mal définis qui n’ont aucune approche pratique. Le but est de réaliser une démarche d’investigation personnelle sur un sujet qui s’ancre dans le concret et non de ressortir des données théoriques copiées dans un  livre ou sur internet. 

 

La méthode d’enseignement en classe :

 

La méthode a totalement changé depuis l’époque où vous-même étiez sur les bancs de l’école. Les exigences demandées aux élèves à l’heure actuelle sont beaucoup plus ambitieuses. Il s’agit en effet de les former non seulement à des savoirs académiques mais aussi à des méthodes, à la maîtrise des outils de travail, dans une démarche de recherche, d’investigation, où l’élève est l’acteur de son savoir. C’est lui qui construit ce qu’il doit retenir. On ne le gave pas de bouillie "pré-machée" dans un cours magistral insipide et sans saveur, où dans une attitude passive au bord de la somnolence, il suffit à « griffonner » des dizaines de pages. Un bon livre peut faire l’affaire…

La fonction du professeur consiste à  mettre l’élève en situation de travail. Elle nécessite beaucoup de préparations en amont du cours et un travail de correction en aval du cours. Mais pendant le cours c’est l’élève qui travaille et qui bâtit ce qu’il a à savoir. Nous ne sommes plus des démonstrateurs ni des conférenciers : l’expérience au tableau avec un enseignant qui parle pendant 50 minutes est révolue.

Dans les faits cela se traduit pendant la séance par l’organisation suivante :

- De 0 à la 2ième  min : appel

- De la 2ième  à la 5ième  min : rappels du cours précédent ou interrogation sur le cours précédent

- De la 5ième à la 10ième  min : nouveaux faits, confrontation avec les rappels et/ou avec d’autres constats qui débouche sur la formulation d’une question ou d’un problème

- De la 10ième à la 15ième  min : élaboration d’hypothèses sur le problème posé puis d’une stratégie d’investigation

- De la 15ième à la 40ième min : étude des différentes pistes

- De la 40ième à la 45ième min : analyse et mise en relation (explication) des résultats obtenus, validation ou non des hypothèses

- De la 45ième à la 50ième min : réponse au problème et conclusion

 

 

Notons que toutes ces étapes peuvent faire l’objet d’évaluation

Notons que le minutage est fonction de ce que l’enseignant souhaite approfondir, ce qui est présenté n’étant qu’un archétype

Notons que pour les séances de travaux pratiques ce minutage est proportionnellement augmenté

Enfin c’est l’élève qui doit bâtir lui-même chaque étape, c'est-à-dire qu’il doit être actif en classe. L’enseignant est présent pour le guider et de temps en temps faire le point ainsi que pour lui fournir le matériel qu’il demande, mais c’est en totale autonomie qu’il doit avancer dans ces recherches en réfléchissant !!!

 

 

L’importance de la ponctualité et de l’assiduité :

 

Dans un cours les interventions importantes des l’enseignants sont comme dans l’aéronautique : le décollage et l’atterrissage, à savoir les 5 premières et les 5 dernières minutes (l’introduction et la conclusion). Arriver en retard ou vouloir partir en avance parce que soit disant les bus n’attendent pas, se révèle très préjudiciable à la compréhension des objectifs.

S’absenter trop souvent peut s’avérer dramatique dans certains cas. Les lacunes qui s’accumulent sont difficiles à rattraper.  

 

L'hygiène de vie : 

 

Un élève à qui nous demandons d'être actif et en pleine possession de ses moyens est un élève qui à dormi au minimum 8 heures et qui arrive en classe le matin l'estomac plein ! trop souvent les enseignants sont en face d'élèves au bord de la somnolence et de l'hypoglycémie, incapables de suivre quoi que ce soit. Les ennemis sont clairement identifiés : LA TÉLÉVISION DANS LA CHAMBRE INTERNET JUSQU'A DES HEURES TROP TARDIVES, LES SORTIES EN DISCOTHÈQUE PENDANT LA SEMAINE ET UNE ABSENCE DE PETIT DÉJEUNER.

Le programme libanais : 

 

Théoriquement le programme français et le programme libanais doivent être enseignés dans le même esprit. Force est de constater que dans la pratique les choses sont différentes. Devant les exigences des examens et la somme de connaissances théoriques qu’ils demandent, les enseignants des classes concernées sont souvent tenus de faire des cours magistraux en n’ayant pas toujours le temps de traiter toutes les parties du programme français. Ceci est problématique lors du passage en classe de seconde où beaucoup d’élèves ressentent des difficultés devant ces notions, ces méthodes, ou ces façons de travailler en classe qu'ils redécouvrent après des mois.

 

Autonomie de l'élève :

 

Vous l’avez maintenant compris, un de nos soucis est de faire en sorte qu’un élève qui finit sa scolarité soit totalement autonome pour qu’il puisse réussir dans la jungle de l’enseignement supérieur.

Elle passe par une remise en cause de soi et par une volonté de jouer la carte de l’aventure dans l’apprentissage. On apprend en prenant des risques ! Il faut être capable de prendre une décision et de l’assumer en ayant confiance en ses capacités d’analyse. Il faut savoir aller au bout d’un raisonnement par déduction en oubliant évidemment la tentation facile du résultat immédiat.

 

La spécificité de Nahr Ibrahim :

   

Notre lycée, enraciné à mi-pente, dans un bloc basculé des temps anciens, est planté là, bravant les tempêtes et tenant en respect l’horizon incertain. Il offre à qui veut tenter l’aventure, les clés des cieux. 

Dans un décor idyllique, en pleine nature, il donne à qui sait observer, la possibilité de comprendre la nature dans ce qu’elle à de plus beau, en offrant un éventail de sorties botaniques et géologiques presque dans ses murs.

 

Nous lui appartenons tels des guides de haute montagne, nous accompagnons nos élèves sur la pente, nous leur montrons le sommet, le chemin à parcourir, les embûches qu’ils devront surmonter et leur proposons des astuces ou des outils pour déjouer les pièges. Nous marchons à coté d’eux en les encourageant mais en aucun cas nous ne montons à leur place ou nous ne les prenons sur notre dos, c’est leur ascension, c’est à eux de vouloir la vivre et de se donner les moyens de réaliser leurs rêves !

 

Aidez nous à faire face à ce challenge pour la réussite de vos enfants.                                                                                                                                                                                                                                               G.S

 

 

« Si tu ne veux pas que ton peuple meure de faim, ne lui donne pas du poisson, apprend lui à pécher »

« Je sais ce que je fais, j’oublie ce qu’on me dit »