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Parents, Sans
doute avez-vous remarqué à travers le témoignage de vos enfants que les
exigences dans notre matière ont évolué par rapport à celles qui étaient
de rigueur pour leurs frères et sœurs aînés ou pour vous-même. La
vie a changé, la société a changé, nous avons changé. C’est dans le
souci de préparer les élèves à l’avenir, pour qu’ils soient en harmonie
avec leur époque, que le ministère de l’éducation nationale française
adapte sans cesse sa pédagogie pour qu’ils produisent le meilleur
d’eux-mêmes, grâce à de nombreux groupes de recherche comme l’INRP
« institut national de recherche pédagogique », et à de
nombreuses initiatives académiques. Bon
nombre de travaux sont effectués Le
monde avance, sachons nous adapter à lui.
Nous
avons opté pour une éducation générale où l’enfant depuis le petit
jardin, à travers des projets comme « la main à la pâte »,
jusqu’à la classe de terminale puisse s’épanouir en s’appropriant d’une
manière critique, les savoirs et les méthodes qui feront de
lui un étudiant autonome, un professionnel efficace, un
citoyen libre et responsable. Certes
cette voie n’est pas une sinécure aboutissant à un examen très spécialisé
de type « question à choix multiples », où l’élève
conditionné et formaté dans un domaine est
fragilisé face aux changements brusques du monde du travail. Nous ne
cherchons pas non plus à dispenser un enseignement magistral et
dogmatique déconnecté des réalités scientifiques, qui
ne correspond en rien aux nuances, aux doutes, aux hypothèses et au
discernement dont doit être doté l’Homme moderne pour comprendre le
monde qui l’entoure. Nous ne voulons pas fabriquer des singes savants
qui régurgitent « schizophréniquement » des textes plus ou moins
justes, appris
par cœur, auxquels ils n’ont rien compris, cette « tartine
indigeste » qu’ils ont cru assimiler et qu’ils oublient le
lendemain du contrôle. Vos enfants ne sont pas des robots … Ils sont
doués d’une intelligence ; nous voulons qu’ils l’expriment.
Le
monde change, les connaissances évoluent : ce qui était vrai hier
ne l’est plus forcément aujourd’hui. Une étude sur le renouvellement
des savoirs en science a mis en évidence un doublement des
connaissances tous les 30 ans. Il serait illusoire de croire que la
capacité à apprendre d’un élève suive cette tendance. Nous sommes
donc obligés de faire des choix. Ces choix dans notre système
correspondent aux compétences d’avenir, comme interpréter
rapidement des données sous forme de graphiques, critiquer des résultats,
utiliser un tableur… Pourquoi exiger des élèves des savoirs dépassés?
Chassez-vous encore l’aurochs avec des lances pour vous nourrir ?
Utilisez-vous toujours des calèches pour vous déplacer comme au bon
vieux temps ? Certes
chasser l’aurochs avait du bon : cela permettait de développer des
compétences telles que : savoir marcher pendant des heures en s’économisant,
savoir suivre une trace fraîche, savoir lancer un projectile tranchant au
delà de 50 pieds et enfin savoir dépouiller une bête de 600 kg afin de
la distribuer à la tribu. Est-ce que vous vous sentez pénalisé dans
votre vie privée ou professionnelle de ne plus être compétent dans ce
domaine ? Certes venir en
calèches ou en courant au lycée à du bon … et ça
a du bon…
Notre
quête et celle de l’école est-elle de connaître la vérité ? La
vérité n’est elle pas un concept abstrait ? La vérité n’évolue
t-elle pas au cours du temps ? La vérité est- elle importante ? En
SVT, la vérité est la dernière version d’une explication, en attendant
que l’on en trouve une meilleure. Doit-on
donc en faire un absolu immuable ? Peut-on apprendre des sciences
d’une manière dogmatique, comme si rien ne devait changer ?
N’est-ce pas servir ce qu’elle combat que de l’envisager de la sorte ? Que
dire de l’époque où des enseignants zélés et sûrs d’eux, inculquaient avec un air sévère et dédaigneux à des
classes terrifiées et hypnotisées, que la forêt amazonienne était le
poumon vert de notre planète ! ou que nos ancêtres étaient les
Gaulois…
La
vérité change, elle est volatile, elle dépend souvent des circonstances
et surtout de l’époque. Nous
devons évidemment enseigner des notions mais sachons le faire d’une
manière ouverte et humble, car ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera
pas forcément demain. Les
questions qui reviennent souvent de la part de vos enfants sont : -« est-ce
que c’est normal ? », en parlant des résultats obtenus -« est-ce
que c’est vrai, est-ce que c’est faux ? » Il
n’y a aucun résultat normal, il y a un résultat qui dépend du mode opératoire
qu’ils ont suivi, de leur manipulation, de leur réflexion… Le résultat
expérimental à l’école n’est pas très important, ce qui est
important c’est de savoir à quoi il correspond et être capable de le
critiquer.
L’erreur
est permise, contrairement au monde du travail. Elle est même formative :
on se
perfectionne en se trompant. L’erreur ne doit pas être sanctionnée
dans les phases d’apprentissage car la peur de la sanction inhibe et
bride l’élève. L’apprentissage est une aventure, donc cela
signifie que l’on se fait souffrir, que l’on « subit des revers »,
que l’on lutte…Peu importe de perdre des batailles, sachons
gagner la partie. Il faut savoir perdre et admettre ses erreurs et ses
faiblesses pour renaître plus puissant et fort de nouveaux acquis. Notre
système d’évaluation laisse le droit à l’erreur afin de mieux préparer
l’élève à l’examen ou au concours, là où précisément l’erreur
est exclue. Ceci peut paraître paradoxal mais il n’en est rien. Un élève
qui apprend est un élève qui prend des risques. L’école n’échappe
pas aux autres apprentissages. Il serait aisé de comparer la démarche à
celle de l’apprentissage du ski ou de la bicyclette. Qui n’est jamais
tombé ? Qui n’a jamais progressé après une chute ? Qui
n’a jamais tiré profit de son ardeur et de sa persévérance dans les
épreuves difficiles ? Combien se sont laissé « endormir »
par la facilité et l’oisiveté ? Force
est de constater que peu d'élèves en
difficulté redoublent leur classe et que la tendance actuelle est au passage coûte que coûte.
Respectons ces vœux mais ne soyons pas dupes. Aujourd’hui un élève
qui passe dans la classe supérieure n’est pas obligatoirement un élève
qui a le niveau. Vous ne pouvez vous contenter d’un passage, il faut
exiger de vos enfants le meilleur d’eux-mêmes. On
ne peut plus récupérer les lacunes dans l’enseignement supérieur, comme on ne peut plus prétendre un bon niveau en ski en apprenant à
en faire à vingt ans. Les fenêtres temporelles de l’enseignement
primaire et du collège ne s’ouvrent qu’une fois dans une vie. Les
lacunes accumulées pendant ces périodes ne pourront plus
être correctement récupérées. A chaque âge ses acquis.
Le
rôle du manuel scolaire "le livre" :
Un
écrivain célèbre, malheureusement parti trop tôt, avait comme spécialité
dans des émissions télévisées de déchirer et de jeter des livres qui
lui semblaient médiocres…sans pour autant en arriver là, restons
vigilants face à cette industrie. Tout le monde peut écrire un
livre et mettre ce qu’il veut à l’intérieur !!! Désacralisons
le livre, aucun n’est parfait. Le livre doit être utilisé comme un
support intéressant parmi tant d’autres et en aucun cas comme un objet
absolu à apprendre par cœur ; il est une référence, il n’est
pas la référence. Dans tel ou tel manuel, certaines
informations du programme officiel ne figurent pas ou d’une manière peu
explicite et souvent on trouve des quantités d’informations inutiles
qui ne correspondent en rien au programme imposé par le ministère. La
référence des savoirs, ce qui est exigible des élèves pour chaque
niveau reste le
bulletin
officiel de l’éducation nationale.
Nous
travaillons avec une grille de compétences afin d’évaluer les élèves
dans différents domaines. Cette grille est relativement complète ;
elle propose un éventail de compétences qui correspondent aux futures
exigences du monde étudiant et du monde du travail. Vous
remarquerez qu’on les retrouve durant toute la scolarité des élèves
en SVT. Bon nombre d’entre elles sont multidisciplinaires. Il s’agit
d’apprendre à apprendre. Vous
remarquerez aussi que la compétence « restituer des
connaissances » n’est qu’une petite partie de ce que les élèves
doivent connaître. A
chaque compétence correspond une
fiche de méthode que le professeur dans
son enseignement (en général pendant les heures de cours) doit faire
construire aux élèves. Leur vocation est de rendre le travail plus
facile…à condition de les respecter. Quand
l’élève est en exercice ou en contrôle, il a droit de les utiliser. Quel
que soit le type d’évaluation, formative ou sommative, de toute façon,
l’école est un lieu de
formation. Les
élèves lors d’un contrôle doivent connaître leur cours, certes,
mais cela est un minimum : on leur demande davantage !!!!!! En effet dès la sixième et même bien avant, des compétences méthodologiques sont introduites progressivement. A partir du deuxième trimestre de la classe de seconde, l’enseignant peut exiger dans ces contrôles pour 3/4 des compétences méthodologiques. En
classe de première, les contrôles sont de type bac
et répondent donc à des compétences de type : restitution organisée
des connaissances (codifiée A2,
voir
une grille de compétences), démarche scientifique, étude de documents,
synthèse (de B1 à B6) Les
autres compétences sont demandées à l’examen de TP QUI A PARTIR
DE 2005 COMPTERA POUR 4 POINTS DANS LA NOTE GLOBALE DE SVT soit 24 ou 32
points dans la note générale du bac. Le
travail de l’élève à la maison et votre rôle:
Bien
souvent quand vous posez la question à vos enfants sur ce qu’ils ont à
faire pour le lendemain ils vous répondent que le professeur ne leur a
rien donné donc qu’il n’y a rien à faire. Il n’en est rien !!!!! Ce
n’est pas parce qu’il n’y a rien de marqué dans le cahier de texte
qu’il n’y a rien à faire. Vous
devez exiger d’eux qu’ils vous montrent ce qu’ils ont fait en
classe. Vous reconnaîtrez les notions importantes à retenir, elles sont
écrites en rouge et constituent les idées sur lesquelles les questions
du contrôle porteront. Vous devez vérifier qu’ils les ont assimilées.
Ce qui ne veut pas dire qu’ils les « régurgitent » par cœur
mais qu’ils aient compris leur sens afin de pouvoir
répondre à des interrogations se reportant à elles. Posez leur
donc des questions et exigez d’eux une réponse écrite ! Bien
souvent le problème qu’ils rencontrent n’est pas un problème spécifique
aux SVT mais un problème plus vaste d’expression écrite.
Une explication ne passe jamais en force, il y a des mots justes et précis
à utiliser. Ainsi un «et » est différent d’un « ou »,
un « donc » d’un « parce que »… Vous
reconnaîtrez aussi les compétences méthodologiques travaillées en
classe comme savoir faire un tableau à 2 entrées à partir de données
chiffrées, savoir construire un graphique, savoir tirer des informations
d’un texte... (Voir toutes ces capacités dans leur fiche de
suivi). Vous devez leur faire travailler la compétence méthodologique
vue en classe. Pour cela vous pouvez changer les données de départ,
utiliser des unités différentes par exemple et surtout exiger d’eux
un travail écrit. En
conclusion vous devez leur faire travailler non seulement le contenu
notionnel mais aussi méthodologique car c’est sur cela qu’ils seront
précisément évalués.
Ce
n’est pas la veille d’un contrôle que l’on apprend, ou devant la télévision
un paquet de chips à la main
pour mieux faire « passer » un chapitre rendu indigeste par
une tenue de cahier aléatoire et un intérêt quotidien pour la matière
très relatif. Il est impératif de réviser un peu tous les jours ; d’une part pour aborder chaque cours en ayant compris le précédant,
et d’autre part pour avoir le temps de demander à l’enseignant de
revenir sur un point non assimilé. Ce n’est pas quand la cloche sonne
à l’heure du contrôle qu’il faut venir dire qu’on n’a pas
compris. Il est trop tard. On
évaluera les élèves sur un chapitre précis, sur des compétences
notionnelles et méthodologiques toujours travaillées en classe
auparavant. LES
PLUS GRANDES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES ELEVES SONT DES PROBLEMES
D’EXPRESSION (EMPLOI D’UN MOT POUR UN AUTRE, TOURNURE DE PHRASE
INCORRECTE, VOCABULAIRE TROP PAUVRE POUR SOUTENIR UN RAISONNEMENT
SCIENTIFIQUE…). La
SVT est une matière scientifique donc de précision, c’est la raison
pour laquelle nous devons maîtriser
parfaitement l’outil fondamental qu’est le français.
Les exercices sur lesquels vos enfants seront évalués au bac puis dans
leur vie d’étudiant, sont des exercices de style. Ils seront évalués
ponctuellement en France par des enseignants français habitués à des
copies d’élèves français. Le seul lien qui existera entre vos
enfants et eux sera la copie !
L’évaluation
a été et est toujours le fruit de nombreuses études de la part des
professionnels de l’enseignement car elle est au cœur du système. Un
système qui ne nous le cachons pas, juge ! Ne
confondons pas deux éléments : -
l’examen, le concours, l’audition…où il faut être bon voire
le meilleur -
l’apprentissage… qu’on pourrait qualifier d’entraînement,
qui se fait certes par étapes mais où un échec ne doit pas avoir de
conséquences graves. Afin de donner la possibilité à l'élève de prendre des risques en s'investissant sur des faits nouveaux sans conséquences graves " voir L'erreur (plus haut)", il nous est explicitement demandé de réaliser l'évaluation formative, évaluation en cours d'apprentissage qui permet à l'élève de se situer par rapport à une capacité sans être pénalisé par une mauvaise note. Dans les faits elle se pratique en cours ou sur des devoirs maison relevés à l'aide des fiches de méthode " voir fiches de méthode ( plus haut)". L'exercice rendu, qui porte en général sur une ou deux capacités clairement identifiées dans l'énoncé " voir fiche de suivi (plus haut)", est corrigé par l'enseignant et évalué par un "-" ou un "+", qui ne rentre en rien dans la moyenne générale et qui ne figure pas sur le bulletin trimestriel. Le but est que l'élève sache s'il a réussi ou s'il a échoué, pourquoi et que le professeur sache, qui n'a pas réussi et combien n'ont pas réussi. Si le pourcentage d'élèves qui a réussi est élevé, la capacité étudiée sera demandée au contrôle "évaluation sommation". Chaque professeur adapte ce système à son originalité, certains préfèrent des couleurs, ex : bleu pour une réussite, rouge pour un échec, le but étant de ne pas pénaliser l'élève pendant l'apprentissage. Personnellement je mets un "-" si l'élève a échoué et une note supérieure ou égale à 6/10 s' il a partiellement ou totalement réussi. Je fais une moyenne de ces petites notes et j'ajoute de 0.5 a 1 pt dans sa moyenne trimestrielle, ainsi l'élève a tout à gagner et rien à perdre à parfaire son apprentissage en classe. Le contrôle n'est donc pas un test piège fait d'exercices improbables et infaisables vus pour la première fois par l'élève, mais l'aboutissement d'un apprentissage de notions et de méthodes que la majorité des élèves doivent maîtriser le jour j. Il est impératif de clairement stipuler dans l'énoncé la capacité demandée afin qu'il sache ce qu'on lui demande exactement. Par conséquent il est absolument hors de question d'aider les élèves pendant le contrôle en répondant à leurs interrogations.
Il n’est pas normal d’avoir 18 / 20 en sixième et 11 /
20 en terminale!!!!. A ceux
qui seraient tentés de dire que c’est plus facile au collège qu’au
lycée, je dis non ! Une bonne scolarité est une scolarité
constante où les fondamentaux sont acquis et où l’élève trouve
toujours le même niveau de difficultés. Les programmes sont faits
par niveaux pour des élèves qui peuvent les assimiler et il n’y a pas
de dégénérescence des facultés mentales au cours du temps chez les
adolescents. Bien
souvent la tendance est à la surnotation dans les « petites »
classes, est ce parce que les échéances d’examen sont lointaines ? Très
curieusement la générosité a tendance à s’étioler avec l’arrivée
des épreuves. Avons-nous peur d’être jugé à travers les résultats
obtenus ? Préparons-nous l’opinion en cas d’échec ? Ne
soyons pas frileux ! Parents,
ne vous faites pas les complices de ces pratiques ! Interrogez-vous plutôt sur ceux qui en font les frais. Il
n’y a pas de niveaux faciles ! Une
note n’est pas une fin en soi, elle permet à l’élève de se situer par
rapport au savoir et non par rapport à ses camarades!
L’examen
de TP est déjà instauré en physique chimie. Il est noté sur 4 points
et l’épreuve écrite est sur 16, le tout formant un total de 20 points,
coefficient 6 ou 8. Pour
un élève de terminale S, il représente donc un total compris entre 24
et 32 points. Il
y aura très bientôt comme en physique-chimie, 4 points prévus dans la
note finale. Cet
examen est l’aboutissement de l’apprentissage concret et de nombreuses
manipulations effectuées durant la scolarité de l’élève. Il a pour but d’évaluer les capacités expérimentales acquises
au collège (savoir manipuler) et au lycée (savoir réaliser
techniquement) Un
scientifique est avant tout quelqu’un qui maîtrise des techniques et la
démarche expérimentale hypothético-déductive, indispensable pour étudier
concrètement des faits et des phénomènes, ainsi que pour s’adapter à
de nouvelles données. Les
SVT sont des sciences expérimentales donc nous devons concevoir et réaliser
des expériences. Un apprentissage de notions contribue à apprendre des
sciences ; or, notre ambition est bien plus grande : nous
cherchons à ce que les élèves fassent des sciences.
Il
s’agit d’itinéraires de découverte. L’élève développe son
autonomie en travaillant sur un sujet précis. Il doit être capable tout
en étant guidé, de rechercher des informations autour de lui, de
les trier, de les organiser et de rendre compte à l’écrit et à
l’oral de ce qu’il a obtenu.
Les
TPE en première et terminale:
Les
travaux personnels encadrés reprennent l’esprit des IDD mais au niveau
première et terminale. Par conséquent, les élèves sont moins guidés. Nous
attirons votre attention sur la nécessité de choisir des sujets
originaux en rapport avec une certaine expérience vécue ou à vivre de
l’élève. Trop souvent nous constatons, lors des examens finaux, des
sujets mal définis qui n’ont aucune approche pratique. Le but est de réaliser
une démarche d’investigation personnelle sur un sujet qui s’ancre
dans le concret et non de ressortir des données théoriques copiées
dans un livre ou sur internet.
La
méthode d’enseignement en classe :
La
méthode a totalement changé depuis l’époque où vous-même étiez sur
les bancs de l’école. Les exigences demandées aux élèves à
l’heure actuelle sont beaucoup plus ambitieuses. Il s’agit en effet de
les former non seulement à des savoirs académiques mais aussi à
des méthodes, à la maîtrise des outils de travail, dans
une démarche de recherche, d’investigation, où l’élève
est l’acteur de son savoir. C’est lui qui construit ce qu’il
doit retenir. On ne le gave pas de bouillie "pré-machée" dans un cours
magistral insipide et sans saveur, où dans une attitude passive au bord
de la somnolence, il suffit à « griffonner » des dizaines de
pages. Un bon livre peut faire l’affaire… La
fonction du professeur consiste à mettre
l’élève en situation de travail. Elle nécessite beaucoup de préparations
en amont du cours et un travail de correction en aval du cours.
Mais pendant le cours c’est l’élève qui travaille et qui bâtit
ce qu’il a à savoir. Nous ne sommes plus des démonstrateurs ni
des conférenciers : l’expérience au tableau avec un enseignant
qui parle pendant 50 minutes est révolue. Dans
les faits cela se traduit pendant la séance par l’organisation suivante :
-
De 0 à la 2ième min : appel -
De la 2ième à la 5ième min : rappels du cours précédent ou interrogation sur le
cours précédent -
De la 5ième à la 10ième min : nouveaux faits, confrontation avec les rappels et/ou
avec d’autres constats qui débouche sur la formulation d’une question
ou d’un problème -
De la 10ième à la 15ième min : élaboration d’hypothèses sur le problème posé
puis d’une stratégie d’investigation -
De la 15ième à la 40ième min : étude des différentes pistes -
De la 40ième à la 45ième min : analyse et mise en relation (explication) des résultats
obtenus, validation ou non des hypothèses -
De la 45ième à la 50ième min : réponse au problème et conclusion
Notons
que toutes ces étapes peuvent faire l’objet d’évaluation Notons
que le minutage est fonction de ce que l’enseignant souhaite
approfondir, ce qui est présenté n’étant qu’un archétype Notons
que pour les séances de travaux pratiques ce minutage est
proportionnellement augmenté Enfin
c’est l’élève qui doit bâtir lui-même chaque étape, c'est-à-dire
qu’il doit être actif en classe. L’enseignant est présent pour le
guider et de temps en temps faire le point ainsi que pour lui fournir le
matériel qu’il demande, mais c’est en totale autonomie qu’il
doit avancer dans ces recherches en réfléchissant !!! L’importance
de la ponctualité et de l’assiduité :
Dans
un cours les interventions importantes des l’enseignants sont comme dans
l’aéronautique : le décollage et l’atterrissage, à savoir les
5 premières et les 5 dernières minutes (l’introduction et la
conclusion). Arriver en retard ou vouloir partir en avance parce que soit
disant les bus n’attendent pas, se révèle très préjudiciable à la
compréhension des objectifs. S’absenter
trop souvent peut s’avérer dramatique dans certains cas. Les lacunes
qui s’accumulent sont difficiles à rattraper.
Un élève à qui nous demandons d'être actif et en pleine possession de ses moyens est un élève qui à dormi au minimum 8 heures et qui arrive en classe le matin l'estomac plein ! trop souvent les enseignants sont en face d'élèves au bord de la somnolence et de l'hypoglycémie, incapables de suivre quoi que ce soit. Les ennemis sont clairement identifiés : LA TÉLÉVISION DANS LA CHAMBRE INTERNET JUSQU'A DES HEURES TROP TARDIVES, LES SORTIES EN DISCOTHÈQUE PENDANT LA SEMAINE ET UNE ABSENCE DE PETIT DÉJEUNER.
Théoriquement le programme français et le programme libanais doivent être enseignés dans le même esprit. Force est de constater que dans la pratique les choses sont différentes. Devant les exigences des examens et la somme de connaissances théoriques qu’ils demandent, les enseignants des classes concernées sont souvent tenus de faire des cours magistraux en n’ayant pas toujours le temps de traiter toutes les parties du programme français. Ceci est problématique lors du passage en classe de seconde où beaucoup d’élèves ressentent des difficultés devant ces notions, ces méthodes, ou ces façons de travailler en classe qu'ils redécouvrent après des mois.
Vous
l’avez maintenant compris, un de nos soucis est de faire en sorte
qu’un élève qui finit sa scolarité soit totalement autonome pour
qu’il puisse réussir dans la jungle de l’enseignement supérieur. Elle
passe par une remise en cause de soi et par une volonté de jouer la carte
de l’aventure dans l’apprentissage. On apprend en prenant des risques !
Il faut être capable de prendre une décision et de l’assumer en ayant
confiance en ses capacités d’analyse. Il faut savoir aller au bout
d’un raisonnement par déduction en oubliant évidemment la tentation
facile du résultat immédiat.
La
spécificité de Nahr Ibrahim Notre
lycée, enraciné à mi-pente, dans un bloc basculé des temps anciens,
est planté là, bravant les tempêtes et tenant en respect l’horizon
incertain. Il offre à qui veut tenter l’aventure, les clés des
cieux. Dans
un décor idyllique, en pleine nature, il donne à qui sait
observer, la possibilité de comprendre la nature dans ce qu’elle à de
plus beau, en offrant un éventail de sorties botaniques et géologiques
presque dans ses murs. Nous
lui appartenons tels des guides de haute montagne,
nous accompagnons nos élèves sur la pente, nous leur montrons le sommet,
le chemin à parcourir, les embûches qu’ils devront surmonter et leur
proposons des astuces ou des outils pour déjouer les pièges. Nous
marchons à coté d’eux en les encourageant mais en aucun cas
nous ne montons à leur place ou nous ne les prenons sur notre dos,
c’est leur ascension, c’est à eux de vouloir la vivre et de se
donner les moyens de réaliser leurs rêves ! Aidez
nous à faire face à ce challenge pour la réussite de vos enfants.
G.S « Si
tu ne veux pas que ton peuple meure de faim, ne lui donne pas du poisson,
apprend lui à pécher » « Je
sais ce que je fais, j’oublie ce qu’on me dit » |